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Suis malade comme un chien. Dix examens étalés sur un mois, début du compte à rebours. Des nuits d'angoisse à ne plus savoir qu'en faire. Participe à la rédaction d'un journal universitaire, mais faute de temps, reste persuadée qu'il s'agissait d'une fausse bonne idée. Étudie Pascal et la vacuité de l'existence humaine, me sens particulièrement concernée. M'inquiète pour un rien, me fous de tout. Me suis enfin décidée à parler à quelqu'un du mal qui me ronge (et accessoirement de la folie qui me guette). Ne suis pas soulagée pour autant. Aborde un sourire constant, masque confortable. Me dis qu'il serait peut-être temps de retourner voir un psy, mais aucune envie. Attends décembre. Mais en fait non.
EDIT (22 novembre) : J'aimerai pouvoir dire que je vais mieux, je vous assure. Pouvoir déverser mon bonheur sur des lignes entières, et contempler la poésie du monde avec un émerveillement non feint. Mais ce n'est plus le cas, je le regrette. Alors je me console par la musique. Ou du moins, j'essaie. Je me bousille les doigts sur mes cordes de guitare, je me crée un monde en poussant au maximum le volume de mon Ipod. Ces mélopée fredonnées au creux de mon oreille ont quelque chose de reposant, de rassurant. J'écoute en boucle les mêmes chansons, sans me lasser, et leur rythme, leur mélodie résonnent en moi d'une façon particulière, car elles expriment à la perfection ce que je ne parviens pas à extérioriser. Cette mélancolie, cette douleur empreinte de tristesse, cette envie de rire et de pleurer à la fois, mais de pleurer surtout. Cette putain d'incompréhension. Ma catharsis.
EDIT (22 novembre) : J'aimerai pouvoir dire que je vais mieux, je vous assure. Pouvoir déverser mon bonheur sur des lignes entières, et contempler la poésie du monde avec un émerveillement non feint. Mais ce n'est plus le cas, je le regrette. Alors je me console par la musique. Ou du moins, j'essaie. Je me bousille les doigts sur mes cordes de guitare, je me crée un monde en poussant au maximum le volume de mon Ipod. Ces mélopée fredonnées au creux de mon oreille ont quelque chose de reposant, de rassurant. J'écoute en boucle les mêmes chansons, sans me lasser, et leur rythme, leur mélodie résonnent en moi d'une façon particulière, car elles expriment à la perfection ce que je ne parviens pas à extérioriser. Cette mélancolie, cette douleur empreinte de tristesse, cette envie de rire et de pleurer à la fois, mais de pleurer surtout. Cette putain d'incompréhension. Ma catharsis.



